L'impact de l'activité physique sur la santé psychologique

— Isabelle Soucy Chartier

Candidate au Doctorat en Psychologie: Recherche et Intervention
Université Laval, Québec

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Impacts positifs sur la santé psychologique

Plusieurs études démontrent que l’activité physique régulière a des impacts bénéfiques non seulement sur la santé physique, mais également sur la santé psychologique. L’activité physique, sous ses diverses formes, améliorerait l’humeur, réduirait le stress et les symptômes d’anxiété, augmenterait la créativité, améliorerait les fonctions cognitives et augmenterait le niveau d’énergie, outre tous les bienfaits sur la santé physique, le système cardiovasculaire et le système immunitaire.

Sortir du cercle vicieux

Entre autres, il est reconnu que l’activité physique a le potentiel d’alléger les symptômes dépressifs. Les symptômes dépressifs amènent généralement une personne à se refermer sur soi-même, à s’isoler, à se retirer d’activités de la vie quotidienne, et à éviter de participer à des événements ou à des activités qui sont incompatibles avec leur humeur dépressive, pour peu à peu adopter un mode de vie qui est plutôt inactif. Ceci a pour effet d'empêcher la personne de vivre des situations qui peuvent être positives, agréables ou enrichissantes, créant ainsi un cercle vicieux à la baisse vers le maintien ou l’aggravation de la dépression. L’activité physique freinerait ce cercle vicieux en favorisant l’activation et non l’inactivité.

Étude en cours à l'Université Laval

Une méta-analyse rapporte que l’effet de l’activité physique serait même comparable à l’effet des antidépresseurs en ce qui concerne les symptômes dépressifs légers à modéré (Craft & Landers, 1998). Bien que plusieurs hypothèses aient été avancées pour expliquer l’effet bénéfique de l’activité physique sur les symptômes dépressifs (ex, hypothèse des monoamines, hypothèse du VO2 max, hypothèse thermogénique, etc.) nous comprenons à ce jour très peu comment l’activité physique réussit à modifier l’état émotionnel des gens dépressifs. Nous conduisons actuellement une étude clinique à l’Université Laval pour évaluer l’impact de l’activité physique sur les symptômes dépressifs. Nous visons également à comparer l’activité physique à un autre traitement psychologique et à explorer quelles variables psychosociales peuvent expliquer le lien entre l’activité physique et la réduction des symptômes dépressifs.

Résultats à suivre

Nous soupçonnons que l’activité physique provoque des sentiments d’accomplissement positifs qui sont alors contradictoires avec l’humeur dépressive. Le fait de s’activer, d’atteindre des objectifs, et de se retrouver dans des contextes sociaux va à l’encontre du cercle vicieux de la dépression, notion importante non seulement pour ceux accaparés par des symptômes dépressifs, mais également pour tous ceux qui souhaitent s'en protéger!

Nous vous garderons à l’affut des résultats!