La course à pied : accessible, facile et tellement valorisant

— Louis Vézina

Fondateur de Courir pour la vie

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La course à pied est un sport qui ne demande pas beaucoup d’équipement, qui peut être pratiqué à peu près partout, qui n’exige pas d’aptitude physique particulière et qui peut constituer un outil de développement de l’estime de soi.

Courir un marathon! Voilà un objectif que peu de gens pensent être en mesure d’atteindre et pourtant, c’est à la portée d’un très grand nombre, il suffit de ne pas brûler les étapes. Il y a quelques années, très peu de personnes auraient misé sur moi s’il avait fallu prendre un pari sur qui complètera un marathon. Moi-même, je n’aurais pas voté pour moi. Et pourtant! Depuis 2009, j’ai complété 2 marathons, 8 demis-marathons et 6 courses de 10 kilomètres.

Débuter doucement

Personne ne penserait jouer à Guitar Hero pour une première fois et tenter de réussir au niveau le plus élevé. Il faut pratiquer au niveau débutant, puis tranquillement passer aux niveaux supérieurs. Lorsque l’on débute la course à pied c’est la même chose. Au départ, il est bon d’alterner la course et la marche. On peut commencer à intégrer quelques courtes portions de course dans une marche plus longue. Cela aura comme avantage de ne pas vous décourager et d’habituer le corps progressivement.

Personnellement, j’ai opté pour un moniteur cardiaque en me fixant une zone où me maintenir (pour ma part, entre 65% et 80% de ma fréquence maximum). Au début, je courais de très courtes portions car mon cœur voulait sortir de ma poitrine très vite. À l’inverse, je marchais longtemps car mon rythme cardiaque prenait beaucoup de temps à redescendre. Par contre, c’était vraiment motivant, car pour un temps donné (30 minutes), je pouvais constater que d’une fois à l’autre je couvrais une distance un peu plus grande (méticuleusement compilé dans mon tableau Excel de suivi, ça c’est mon côté un peu maniaque!).

Avoir un objectif

Le fait d’avoir un objectif est un facteur important pour maintenir la constance. De s’inscrire à une course en début de saison (et contribuer à une cause !) est un bon facteur pour maintenir un niveau de motivation élevé, ou du moins une certaine pression pour poursuivre l’entrainement les jours où c’est plus difficile.

Avoir un horaire

Si on court quand on a le temps, vous savez très bien que du temps, il y en a jamais. Il faut plutôt se fixer un horaire de course et tenter de s’y conformer le plus possible. Il est parfois difficile de chausser les espadrilles et de se lancer mais au retour, il n’y a jamais de regret. On est toujours fier et tellement ré énergisé. On a déjà hâte à la prochaine fois.

Tellement valorisant

Le beau de la course à pied, c’est qu’il n’est pas nécessaire de compléter un marathon pour être fier de soi. Lorsque l’on complète son premier kilomètre sans s’arrêter, le bonheur est grand et la fierté d’y être arrivé est encore plus grande. Puis, on arrive à faire 2km, puis 5, et 10 et ainsi de suite et à chaque étape, c’est un grand sentiment d’accomplissement qui nous envahit.

Et la santé mentale !

Ce sentiment de fierté a certainement un impact sur l’estime de soi mais la course a également un effet plus direct. Après une longue course, les idées sont plus claires, le moral est meilleur, les difficultés que nous impose la vie deviennent surmontables, les défis que l’on se lance sont réalisables. Personnellement, les nombreuses courses complétées en 2009 (6 demi et un marathon), m’ont permis de faire de grands pas en avant dans ma vie personnelle et professionnelle. C’est également lors de ces courses que j’ai élaboré ma vision à long terme de Courir pour la vie.

Bonne course et surtout, amusez-vous !

C’est à force de courir que l’on se dépasse !